suis-je seule?
Suis-je donc là?
Je me souviens de mon réveil,un beau matin,en plein cours.Et je me suis rendu compte rendue compte que j'étais la sans être la...J'avais beau regarder autour de moi,je ne voyais rien de bon.Juste du mépris et une ostensible indifférence.Je pense que c'est la que j'ai compris ce qu'étais la véritable solitude.tout du moins je pense.Je restais avec eux par contentement,par habitude.Nous ne nous portions aucun réel sentiment.Nous ne nous posions pas de questions. C'était juste des semblants d'amitié préfabriquer pour se mentir.Je la voyais rire pour rien.Moi ça me suffisait.Juste les voir rire...Et oublier leurs mots cruels et autre méchancetés.
Je respirais le malaise.Et lentement,j'asphyxiais.Je me tuais avec lenteur,je suais l'hypocrisie en proclamant ironiquement que je me sentais vivre parmi eux.Je ne vis pas.Nulle part.Je survis depuis trop longtemps la était la nuance.Je me mentais pour ne pas m'avouer l'exacte vérité.Je pourvoyais à mes envies maladives par n'importe quels moyens...Je regarde de nouveau autour de moi.La chaise, à mes cotés,est vide.La salle tout entière l'est.Je suis la,face au banc de couleur criarde,et au tableau remplis de mots que je saisis pas.Je me lève, et me dirige le pas résolu vers la fenêtre,grande ouverte.de légères brises me pénètrent d'un froid mordant.des flots de murmures se distinguent par delà le tumulte de la rue.Tout à coup, des mains m'agrippent comme des serres.Les corps des mains n'ont pas de visages.Je n'ai plus peur.Je monte lentement sur le rebord,et inhale une grande bouffée d'air pollué.c'était presque émouvant.J'aperçoit le trottoir en bas.Le vent me fouette doucement le visage.Les mains me griffent à présent.Les murmures sont devenu des grondements assourdissant.Je panique.Je m'élance, sans plus attendre, vers le sol terne en contrebas.je regarde la fenêtre d'où je viens de sauter.Les corps s'agitent grotesquement.Un sourire désabusé vient orné mes lèvres.Le ciel a des couleurs de deuil...
"justine"...on crie mon nom? "justine"...je le réentend au moment ou je touche le sol.Je ne ressent plus rien,mes membres sont engourdis.C'est étrange...ma vue se trouble,et je distingue un nez...puis une bouche...des yeux...un visage entier apparait brouillé.Et puis toujours ce bruit.Toujours cet étrange appel.Je sens quelque chose de poisseux sous moi.ma vue se teinte maintenant de délicieuses teintes rouge,mes doigts se crispent.Le visage est maintenant rouge et flou,au dessus du mien.je sens de l'eau tombé sur ma joue.Il y a comme un rictus désabusé...je suis tellement stupide.Je suis passée a coté de la principal vérité...tellement bête, c'était sous mes yeux...je n'ai plus mal maintenant, c'est vrai...mais je rate tellement...en vérité,ça fait mal de se l'avouer...mais ils m'aiment...Quel égoïsme...
Je me réveille dans un sursaut.Des mains sont posés sur mon épaule,une figure penchée sur moi.Ce n'étais qu'un simple rêve de fausse liberté macabre.La fenêtre est fermé,me rappellant à la réalité.L'air est pesant,le silence lourd.Personne dans la classe,le cours est fini depuis peu.Elle m'avait tiré de mon sommeil. Je ne comprenait pas tout mais je voyais ses lèvres remuées.Je regarde autour de moi d'un air hébéter.Elle continuait à me parler, mais je ne saisissait pas ses mots.Pas d'importance.Sa main était tendue vers moi,mon sac pendait à son épaule.Elle avait l'air inquiète et de toute évidence,attendait une réponse.On aurait cru un tableau saint des temps moderne, tellement son air solennel en me tendant la main était saisissant.Je suis un "Jésus" des temps modernes,assis et fatigué,et mon premier apôtre est devant moi, m'aidant a tenir mon fardeaux.Un peu pitoyable, le nouveau Jésus.Pour mon amour propre, je me lève, et récupère mon bagage d'un air fièr.Puis, en sortant,lui prend discrètement le bras.Elle ne s'en plaint plus depuis un certain moment.Elle s'est apparemment habitué.Nous avançons, bras dessus bras dessous,sans un mot.Mes autres apôtres se profilent devant nous.Je suis un saint désormais,fils d'un dieu inconnu, et je prêche la bonne parole.Ce soir, comme bien souvent,nous seront de nouveau en grande affaire sur msn.Le voila notre dieu.Dieu se nomme "msn".Lui qui nous lie, et nous acceuil nous et nos déboires.Et notre bonne paroles est "délire".Tout passe par ce mot.Tout.Par ce moyen détourné,par ce "délire" nous exprimons nos craintes, nos envies, notre amitié,nos pensées...nous nous dévoilons,timidement, par des mots,sans le montrer ouvertement.Je ne vais plus me poser de question.Ca ne me fait que du mal.
je n'ai reçu aucun baiser, la chaise à coté de moi est en permanance occupée.Il y a des visages sur quelques corps.Sur 4 plus précisément.Je suis "justine",le nouveaux "jésus",fille du dieu msn,apportant le message du délire par ma folie et ma foi envers cette nouvelle religion,avec 4 apôtres à mes cotés...Mais qui sera mon Judas?
JOYEUX ANNIVERSAIRE HAKKAI!!!!!!!!!! (en retard, vu que c'étais le 22...la HONTE!) pourquoi personne lui souhaite? T_T